
En prenant la direction du nord du pays, nos craintes (standardisation des safaris, parcs transformés en zoo géants, touristes à perte de vue) se sont averées en parties fondées. Au delà des sites splendides et de scènes fortes de la vie animale (se retrouver entourés d’une famille d’éléphants ; se rapprocher d'un couple de lions sortant de la sieste pour aller s’abreuver) nous n'avons jamais ressenti l'impression de vie sauvage que nous avions entre-apercue dans le parc de Ruaha. Que ce soit au lac Manyara ou dans le cratère de Ngorongoro, les flots de 4x4 autour des animaux et les parcours plus ou moins balisés nous ont davantage donné l’impression de se retrouver dans un disneyland version africaine, réservé à des touristes occidentaux observant l’Afrique depuis la tourelle de leur voiture ou de leur hotel a 260 dollars la nuit. Au bout du compte nous aurons pris plus de plaisir à arpenter les environs du village de Kibaoni où nous nous sommes posés pendant cinq jours. Accompagnés d’Antoine, guide amateur mais armé de sa gentillesse et de sa connaissance des lieux, nous avons surplombé le lac Manyara et traversé des villages ou saluts permanents et sourires des enfants avaient un véritable gout d’Afrique. Pour ceux qui s’inquiètaient de notre passage en Afrique, voici des nouvelles plus précises. Laurent, alias Jesus pour une bonne moitiée de la population du village (en raison de son apparence physique et rien d’autre !) a miraculeusement survécu à une soi-disant piqure de la mouche tsé-tsé (bien présente par ailleurs). Il fallait le voir blémir et se plaindre de la propagation du venin dans son corps…Une contre-expertise établit qu’il s’agit plutôt d’une réminiscence de ses siestes milanaises. Ben, en apprenant qu’une femme tanzanienne vallait cinq vaches –contre 60 pour une francaise- s'est lancé dans de grands calculs et serait sur le point de s’installer en Tanzanie en compagnie de trois épouses et d’un cheptel de 45 tetes. Promis, il vous enverra son adresse dès qu’il trouvera un terrain. Manue et Béné furent deux compagnes de voyage parfaites. Après s’etre entassées a 30 dans des dalat-dalat ne pouvant accueillir que 15 personnes ; après avoir accepté sans découragement les douches froides (quoique Manue se soit exemptée certains matins) ; apres avoir lutte contre les cafards et dormi dans des hotels a la proprete douteuse (Joris devrait en prendre de la graine) ; après avoir brillé au billard (Manue, Laurent s’excuse de t’avoir pourrie et reconnaît avoir été aussi lamentable que toi) ; après s’etre goinfrées de samousa et avoir englouti des litres de bière…elles ont pris l’avion du retour pour Paris. Nous avons donc passé le cap des neuf mois de voyage main dans la main. Après trois jours pour retrouver une certaine intimité, on s’apprète à retrouver avec grand plaisir Marianne et Denis à Addis-Abeba.
PS : s’il vous plait, ne nous parlez pas du Kilimandjaro, si ce n’est pour évoquer la bière du meme nom. Nous seulement nous ne l’avons pas grimpé, mais en plus il n’a pas daigné se dévoiler à nos yeux, caché dans les nuages. PS 2: contents de retrouver les joies ( ?) du championnat de France et le retour concomitant de Bob sur le livre d’or…
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