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Cambodge - Phnom Penh


de Robinson et Vendredi, 17-01-2006

Le Laos et la vie paisible


Notre périple au Laos est achevé. Depuis notre message de Luamg Prabang, nous avons fait du chemin pour rejoindre le Cambodge.

 

La ville de Luang Prabang frappe par la présence discrète du Mekong et de ses affluents qui l’entourent. Malgré l’affluence touristique, la ville a su conserver charme et calme, impression renforcée par les 32 temples qui la quadrillent et autour desquels gravitent des moines bouddhistes.

Les sorties en vélo nous ont fait apprécier le calme des villages alentours. Tandis que des grappes de paysans travaillent dans les rizières, d’autres (des femmes principalement) s’acquittent des taches domestiques tandis que certains (des hommes pour la plupart) semblent attendre sereinement la fin de la journée, aidés en cela par la Beer Lao et le Lao Lao (alcool local).

 

La route jusqu'à Van Vieng est superbe. Cirques montagneux, franchissement de petits cols, traversée de villages hauts perchés dans lesquels chaque villageois semble affairé au travail du riz le long de la route. A la foret dense succèdent plantations de bananiers et champs de plumeaux blancs qui se balancent dans la vent.

 

Van Vieng était une halte a priori appropriée entre Luang Prabang et Ventiane. En fait, s’y retrouvent des dizaines de jeunes occidentaux en mal d’exotisme, qui viennent se prélasser aux terrasses des bars en regardant la série Friends ou fumer de l’opium. Nous étions simplement venus chercher quelques frissons par une descente du Mekong en chambre a air (le tubbing). Saison sèche oblige, la descente infernale s’est transformée en une interminable promenade sur un fleuve ou nous ne faisions que flotter. Seuls quelques rochers permettaient un léger frémissement de l’eau. Pour l’adrénaline, quelques sauts aux endroits les plus profonds du fleuve…Un échec !

 

On a vite fuit Van Vieng pour retrouver Ventiane. Etendue sur plusieurs kilomètres, la ville semble clouée au sol par une chaleur accablante. Le Mékong, calme et majestueux, borde la ville. Sur l’autre rive, la Thaïlande. Rien a voir avec une capitale, Ventiane n’a pas encore succombé a l’affairisme et se préserve d’une effervescence qui troublerait la quiétude ambiante.

 

De Ventiane, 12 heures de route pour accéder a Pakse puis 2 heures le lendemain jusqu’a Nakassang, point de départ pour la région dite des 4000 Iles.

La raison de notre silence depuis plusieurs jours se nomme Don Det, petite île sans électricité. Nous avons initialement cru revivre un Van Vieng Bis. Finalement, nous avons trouvé un petit havre de paix et une charmante famille pour nous y accueillir.

Le programme était de ne rien faire, on s’y est bien tenus. La journée commencait par un réveil au chant du coq. Bien que très matinaux ces levers se justifiaient par le spectacle offert par l’apparition du soleil. Le ciel se couvrait de couleur pastel avant que le soleil, rouge n’apparaisse avant de jaunir a mesure qu’il s’élevait. Le café Lao et les Banana Pancakes nous donnaient l’énergie nécessaire pour des excursions en barque sur le Mékong, avant les grosses chaleurs et l’oisiveté qui en découle. Laurent a pu retrouver ses siestes milanaises sur le hamac du bungalow.

L’après-midi passait vite. Pour se rafraichir, nous alternions entre la biere et la douche dans le fleuve. La tombée de la nuit était l’occasion d’apprécier les bons petits plats préparés par la maîtresse des lieux (on retiendra la poulet au miel…). Enfin nous avons compensé nos envies de punch par le Lao Lao, autrement nommé la bière du pauvre. Cette liqueur, qui associe miel et citron vert a l’alcool de riz, aurait vos faveurs.

Nous serions bien resté davantage mais le visa se terminait. Il était temps pour nous de rejoindre le Cambodge.

 

Le passage de la frontière fut épique. Le bakchich aux douaniers semble devenu systématique (2 dollars coté laotien, deux autres coté cambodgien). Notre obstination (après avoir tenté quelques blagues et quelques mots de laotien) a finalement eu raison de l’intransigeance des douaniers. Nous entrerons la tête haute et seulement appauvris de 1 dollar chacun.

On s’est alors retrouvé au milieu de nulle part, entre la cabane des douaniers et un cabanon pour se désaltérer. Notre refus de suivre le convoi de touriste nous a fait attendre plus d’une heure avant qu’une première voiture ne passe et un peu plus avant de trouver une voiture qui nous propose un prix raisonnable pour rejoindre la première ville, a plus d’une heure de route.

Nous sommes arrivés le lendemain a Phnom Penh après un éprouvant voyage sur une route en construction.

 

On vous embrasse bien fort.

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