
Que Geneviève et Hélène soient rassurées, leurs fils sont bien arrivés. Point de rencontre, le terminal de bus de Puerto Iguazu-Argentina, à mi-chemin entre Buenos-Aires et Sao Paolo. Notre petite cabane de location nous permet de refaire les six derniers mois autour des derniers barbecues argentins, agrémentés exceptionnellement de picon bière (merci le D) ; les sentiers un peu trop balisés du parc national d'Iguazu nous permettent d'approcher les impressionnantes chutes d'eaux qui font sa réputation ; et le soir la caïpirinha (équivalent de notre ti-punch) nous donne un avant goût du Brésil. Ayant cherché son chemin pendant une heure et demie au petit matin, Tim jure qu'on ne l'y reprendra plus... Les trois jours sur place nous permettent d'achever de très belle manière un parcours argentin qui aura répondu à nos attentes. Désormais place au Brésil ! Les plages et la samba attendront puisqu' après une longue concertation, nous avons pris la direction du Pantanal situé au sud-est du pays. Arrivés très tôt à Campo Grande, il nous faut une bonne demie journée de cogitation pour enfin tomber d'accord sur la façon d'aborder cette région. Rétrospectivement, il faut avouer que sans un guide connaissant bien le coin, nous serions passés à côté de beaucoup de choses. Le Pantanal, vaste marécage à cheval entre le Paraguay, la Bolivie et donc le Brésil, d'une superficie égale à la moitié de la France, est réputé pour sa faune et sa flore exceptionnelles. Au programme, quatre nuits en hamac et quatre journées de découvertes de la région par différents moyens. Les marches à travers les marécages et forêts denses pour découvrir, entre autres, caïmans, aigles royaux, tuiuiu, toucans, et une soit-disant famille de tapirs d'après Tim. Ne demandez surtout pas à Joris de vous raconter la charge de la maman sanglier sur notre guide, il regardait ailleurs. Ne lui demandez pas non plus la photo du tatou puisqu'il arriva trop tard. Ne lui parlez pas de la pêche au piranha, sa seule capture n'étant pas d'une taille decente pour la manger. Heureusement Tim et Laurent étaient là pour assurer le repas du soir! Faut-il évoquer la randonnée à cheval ? Non, Jo n'est pas tombé, notre guide, perspicace, lui ayant confié un bourriquet (une fois en selle, il touchait presque le sol), qui ne lui permit pas de suivre nos galops à travers prairies et marais. Un des grands moments de ce séjour, les chevaux nous laissant l'impression de totalement les maîtriser. Ok, on s'enflamme un peu ! L'intermède du foot au clair de lune était une bonne idée, mais fut vite interrompu. Le corps de Joris portera longtemps les stigmates de sa violente rencontre avec les barbellés délimitants notre campement.
Passons sur les fourmis rouges dans son slip le soir autour du feu pour évoquer le clou du spectacle, l'exploration des marécages en canoé, au milieu des caïmans et oiseaux par centaines. Le problème avec ces embarcations, c'est qu'elles sont livrées sans mode d'emploi. Ainsi après une baignade très agréable mais rapide - caïmans oblige - Jo s'entêta à remonter par le milieu de la barque et, en plusieurs tentatives, parvint à l'immerger, provocant un naufrage dont sortirent indemnes Laurent et l'appareil photo. Une escale à Campo Grande, le temps de fêter un anniversaire et pour Joris d'être la seconde victime de la Cachaca, et nous voici arrivés à Rio de Janeiro ! |