
Soyez les bienvenus ! Comme un hymne dans le pays, témoignage d’hospitalité que l’on retrouve partout, que ce soit sur les devantures des magasins, dans les cafés et surtout dans toutes les bouches, d’Oran à Tizi-Ouzou en passant par Alger. Alger. Alger la blanche fascine et attire dès le premier contact. Un objectif, s’y perdre. Monter le plus haut possible pour surplomber la baie, redescendre, monter à nouveau. Prendre une ruelle ou un escalier étroit au hasard, rebrousser chemin ou poursuivre jusqu’au bout. Retrouver des repères, plonger encore dans le dédale. Souffler un peu, s’arrêter dix minutes ou deux heures pour discuter avec des algérois curieux et bienveillants. La Casbah, Bab El Oued ou la rue Didouche Mourad sont nos terrains d’escapades. Les rues algéroises sont aussi animées la journée qu’elles sont vides le soir. Les bars ouverts la nuit sont rares, quant à la présence féminine elle est quasiment inexistante. Les coteaux du Zaccar se rapprochent du Beaujolais, en pire. Nos dernières expériences kabyles sont heureusement plus agréables au palais. Quant à la douce promesse des soirées festives oranaises, elle ne fut pas tenue. Les parties de belote ont donc remplies nos soirées…Et quand le bar du Sheraton constitue notre dernier espoir, c’est que l’heure est grave – mais ne revenons pas sur cette expérience…pathétique. Oran. La ville nous a moins enthousiasmé que la capitale mais la location d’une voiture nous a permis de parcourir la région oranaise. Dans notre belle Clio couleur EDF « toute pourrie, un litre deux, pas de chevaux, pas de reprise, et y’a le cardan qui fait du bruit, non mais vous entendez ce bruit c’est nimpe » (dixit Joris), on a pu découvrir Tlemcen, Sidi Bel Abbes, Mostaganem puis Cherchell et Tipaza ; les collines arides ou la côte escarpée et ses belles criques isolées.
Les joyeux lurons sont repartis, me voilà de nouveau en solo, malheureusement pour très (trop) peu de temps. La date du retour est fixée, le billet de bateau dans la poche, pour ce qui est de la motivation…Mais il me reste encore à parcourir –trop rapidement c’est une évidence- un petit bout de la Kabylie. PS : Fran, tu n'as pas démérité ta pinte. PS : Lorenzo, c'est quand qu'on va où ? |